TRAITEMENT D’EAU AU MAROC

Le traitement d’eau au Maroc repose sur plusieurs aspects.Pour disposer de l’eau potable a domicile,l’eau doit passer par plusieurs étages de traitement pour garantir sa qualité.Vous souhaitez connaître les traitements que l’eau doit subir ? Ici, découvrez ce qu’il y a à savoir !

la ressource en eau, recueillie à partir de différentes sources , ne représente qu’une matière première qui va être transformée pour devenir conforme aux normes définies par la réglementation marocaine . C’est le rôle des chaînes de traitement mises en œuvre par les distributeurs d’eau . Le traitement d’eau au Maroc est évolutif et réactif en prenant en considérant les différents changement de l’eau à la source .

Il est difficile  de  décrire de façon simple et complète les divers traitements de l’eau potable. En effet, il existe autant de procédés élémentaires de traitement que de combinaisons. On peut cependant proposer une classification générale des procédés de base et une description des étapes les plus courantes du traitement d’eau.

Classement des différents procédés de base :

  • physiques (dégrillage, tamisage, décantation, filtration, flottation)
  • physico-chimiques (coagulation/floculation)
  • chimiques (oxydation, échange d’ion sur résine, procédés de neutralisation ou d’acidification)
  • biologiques (cultures bactériennes appropriées)

Les étapes de traitements les plus courants du traitement d’eau au Maroc:

1) CAPTAGE

Captage puis acheminement jusqu’à l’usine de potabilisation.

2) DÉGRILLAGE

Passage à travers des grilles pour arrêter les corps flottants et les gros déchets.

3) TAMISAGE

Filtrage plus fin destiné à arrêter les déchets plus petits, sable, plancton…

4) FLOCULATION – DÉCANTATION

Déversage d’un produit coagulant pour regrouper les impuretés en petits paquets (les flocs) et éliminer 90% les matières en suspension.

5) FILTRATION

Filtrage des particules en suspension invisibles mais encore présentes, réalisé sur des matériaux classiques (sable) ou adsorbants (charbon actifs en grain ou en poudre).
Certaines installations utilisent des membranes capables de filtrer les particules d’une taille infime (microfiltration, ultrafiltration, nanofiltration).

6) DÉSINFECTION – OZONATION

Neutralisation de virus et bactéries pathogènes puis injection d’ozone (gaz). Parfois, on utilise les ultraviolets.

7) TRAITEMENT SPÉCIFIQUE

Adsorption sur charbon actif. Traitement d’affinage permettant d’éliminer les matières organiques et améliorant les qualités organoleptiques de l’eau (saveur, odeur, limpidité).

8) CHLORATION

Ajout d’une infime quantité de chlore pour préserver la qualité de l’eau tout au long de son parcours dans les canalisations pour atteindre les robinets.

9) STOCKAGE

Une fois rendue potable, l’eau est envoyée dans des réservoirs où elle est stockée avant d’être acheminée par un réseau de canalisations souterraines dans les habitations.

Pour finir on peut dire que l’eau nécessite plusieurs étapes pour arriver enfin à devenir potable.

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TRAITEMENT DES EAUX POTABLES

Le traitement des eaux après leur captage dépend des  constituants présents a l’intérieur et de la qualité d’eau et , ces éléments  varient dans le temps. L’eau présente dans la nature doit donc être analysée en continu avant de subir le traitement convenable .

On distingue 3 grands types de ressources disponibles 

  1. Les eaux de surface : celles-ci sont plus ou moins polluées par des matières en suspension (organiques ou non, colloïdales ou non.  Parmi celles-ci des algues en quantité très rapidement variable), des matières organiques dissoutes (naturelles ou artificielles. Certaines d’entre elles étant génératrices de couleur), des organismes pathogènes (virus, bactéries, protozoaires parasites…) et quelquefois des minéraux particuliers comme les métaux lourds…
  2. Les eaux souterraines profondes sont au contraire  libres de MES, d’organismes pathogènes et de MO autres que des MON, mais elles contiennent très fréquemment des composés réduits tels que Fe(II), Mn(II), NH4… voire des minéraux toxiques tels que As, Se, F …, des éléments radioactifs. Ou plus simplement une dureté excessive ou insuffisante, une salinité excessive (Cℓ, SO42-), des nitrates… On remarquera que tous ces éléments requièrent des traitements particuliers. A la différence des eaux de surface demandant des traitements plus globaux (clarification, affinage, désinfection).
  3. Entre ces deux premières catégories sont les eaux de nappes , eaux de nappes peu profondes, eaux des réseaux karstiques…, souvent claires mais pouvant se troubler rapidement et contenir tous les autres polluants des eaux de surface et des eaux profondes.

Le traitement des eaux potables passe par  plusieurs étapes :

Traitement des eaux par dégrillage et tamisage

Le passage de l’eau captée à travers des grilles et tamis élimine les plus gros débris.

Traitement des eaux par oxydation

Si la charge organique est très importante ou s’il y a de l’ammoniac, du fer ou du manganèse en solution. L’oxydation facilite leur élimination lors de la phase de clarification. Cette étape d’oxydation peut se faire avec du chlore ou par ozonation.

Clarification : coagulation-floculation, décantation et filtration

En présence de coagulants et floculant , les particules en suspension dans les eaux s’agrègent en flocons. Le poids de ces flocons provoque la sédimentation des particules au fond des réservoirs  de décantation. Le traitement des eaux à travers des filtres multimédia  ou des membranes permet de produire une eau limpide débarrassée de ses particules.

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DESSALEMENT D’EAU PAR OSMOSE INVERSE AU MAROC

L’osmose inverse (OI) est essentiellement un processus de diffusion membranaire. En pratique, les membranes d’osmose inverse  retiennent 95 à 99 % des solutés dissous (organiques et inorganiques) du flux d’alimentation dans le concentré, tandis que le perméat peut être considéré comme eau de haute qualité.

Dessalement d’eau au Maroc 

Le Maroc a misé sur le dessalement d’eau par osmose inverse pour faire face au stress hydrique que connait le royaume,en effet des stations ont vu le jour à Laâyoune, Boujdour, Tan-Tan et Akhfenir. D’autres sont en projet comme celles de Dakhla, Safi, Al Hoceima, Agadir ou Casablanca. La dernière est considérée de grande taille, l’une des plus importantes de toute l’Afrique. Elle aura une capacité de production de 300 millions de m3 et alimentera en eau potable la métropole et sa région, soit une population cible de 7,4 millions d’habitants qui passera en 2030 à près de 9 millions.

Coût Énergétique de L’osmose inverse 

Les  coûts d’investissement et d’exploitation d’un système d’osmose inverse de l’eau de mer
sont définis sur la liste ci-dessous :

Coûts d’investissement

Coûts d’exploitation

Construction de site

Énergie

Structure de prise d’eau de mer

produits chimiques

Tuyauteries  et pompes de transfert

Cartouches filtrantes

Prétraitement

Autres consommables

Pompes haute pression

main d’œuvre

Structure d’évacuation de rejet

Remplacement de membranes

Traitement/stockage de l’eau du produit

Amortissement



Le coût en investissement le station d’osmose inverse  varie  selon l’emplacement, le système
capacité, degré de prétraitement, salinité et température de l’eau d’alimentation, et
portée globale du projet .  

L’énergie est la composante la plus importante des coûts d’exploitation du procédé de dessalement.
Une grande usine d’osmose inverse d’eau de mer avec un système de récupération d’énergie ne nécessite que :
un tiers à la moitié de l’énergie requise pour l’usine de distillation  la plus efficace ;
2530% de l’apport énergétique total du système pourraient être récupérés avec du matériel avec récupération d’énergie . À mesure que la taille des stations d’osmose inverse  augmente .
Les coûts  d’exploitation des produits chimiques, cartouches filtrantes et autres consommables
varie selon le type de prétraitement et la taille du système.

Les types et les quantités de produits chimiques nécessaires sont déterminées par les sources d’eau d’alimentation.
L’eau d’alimentation des puits de mer nécessitera peu de traitement chimique, mais
les sources d’eau provenant d’une prise d’eau en haute mer nécessitent plus de prétraitement
et plus de produits chimiques et de filtres.
Le taux de remplacement de la membrane dépend du type de membrane, de la qualité de
l’eau d’alimentation et du  mode de fonctionnement.

Un taux de remplacement annuel de la membrane de 10 % est une pratique courante dans les usines d’osmose inverse d’eau de mer. Ce remplacement peut être programmé longtemps à l’avance et
peut être effectué sans arrêter l’ensemble du système.

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